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Concepteur, fabricant de produits naturels en Bretagne, acteur du développement durable.

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Désherbant Osmobio

Osmobio, une alternative au glyphosate

La question du glyphosate, déclaré cancérogène, aurait dû être tranchée hier, mercredi 25 octobre, par les représentants des Etats membres de l’Union Européenne. Mais faute de majorité, le vote est reporté. Alors que Jacques Le Verger, fondateur de Osmobio, se bat depuis 2009 pour l’autorisation de commercialiser son désherbant naturel, aussi efficace que les désherbants chimiques, les produits naturels semblent eux rester dans l’impasse… Retour sur l’engagement d’un homme.

MISE A JOUR le 16/11/2017, Monsieur Le Verger a fait plusieurs interviews sur son combat pour la mise sur le marché d’un désherbant naturel qui serait une alternative au glyphosate. Voici ces interviews :

MISE A JOUR : Un article du télégramme plus récent (26/10/2017) est disponible ici :

http://www.letelegramme.fr/bretagne/desherbant-naturel-l-espoir-renait-a-loudeac-25-10-2017-11716271.php

C’est le télégramme qui relaie le combat de Osmobio pour faire valoir ses produits naturels et totalement inoffensif pour l’homme et l’environnement, à l’inverse du glyphosate.

Jacques Le Verger - Osmobio

Jacques Le Verger, créateur de l’entreprise Osmobio de Loudéac a mis au point un herbicide naturel respectueux de l’environnement.

Désherbants. Le naturel dans l’impasse ?

Alors que le gouvernement a réaffirmé, lundi (29 Octobre 2015), son intention de diminuer de 50 %, d’ici à 2025, le recours aux pesticides, dont font partie les herbicides. Jacques Le Verger, fondateur de l’entreprise loudéacienne Osmobio, se bat, en vain, pour obtenir une autorisation de mise sur le marché d’une de ses créations : un désherbant naturel et totalement inoffensif pour l’homme et l’environnement, aussi efficace que les désherbants chimiques à base de glyphosate, déclaré cancérogène.

Jacques Le Verger, diplômé d’agronomie et de biologie végétale, a créé son entreprise en 1999 pour trouver des solutions alternatives aux pesticides et autres produits chimiques utilisés en abondance dans l’Hexagone. Son entreprise propose une gamme d’une soixantaine de produits élaborés avec des principes actifs végétaux. « Nous travaillons beaucoup avec les grandes collectivités, comme Nantes, Paris ou Lyon, explique-t-il. Mais aussi avec les jardiniers amateurs soucieux de cultiver proprement. »

Testé avec succès le long des routes

En 2009, Jacques Le Verger développe un désherbant à partir d’extraits naturels de plantes. « Un herbicide aussi efficace que les produits chimiques qui, comme eux, détruit les racines mais aussi les graines. La seule différence, c’est qu’il respecte la terre et l’environnement. » Comme l’exige la loi, Jacques Le Verger confie plusieurs de ses flacons à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). En juillet 2012, ce grand laboratoire public conclut que l’usage du produit ne comporte de risque ni pour l’homme ni pour l’environnement. Dans les mois qui suivent, la Direction des routes de l’Ouest (Diro) accepte de tester le désherbant naturel sur des parcelles inaccessibles aux machines et envahies de plantes diverses comme les chardons, particulièrement coriaces. « Trois campagnes ont été menées, de 2011 à 2013. Les résultats obtenus, consignés dans un audit, ont été concluants », poursuit Jacques Le Verger. L’Ineris s’engage alors à accompagner le chef d’entreprise costarmoricain dans la quête d’une autorisation de mise sur le marché. Le dossier est déposé à l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (*), seul organisme habilité à le faire. « C’est là que tout s’est compliqué. Comme c’était la première fois qu’on leur soumettait un tel produit, aucune classification ne lui correspondait, poursuit le chef d’entreprise. La faute à nos autorités qui n’ont pas traduit en droit national la volonté de l’Europe de développer les produits dits de biocontrôle. En clair, si j’avais présenté un produit chimique, il n’y aurait pas eu de problème. »

Retour à la case départ

Jacques Le Verger ne baisse pas les bras. Il y a deux ans, il est reçu au cabinet de Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture. Depuis, le dossier est dans l’impasse. Au début du mois, Jacques Le Verger s’est tourné vers le ministère de l’Environnement. « On m’a dit de relancer la procédure. Un retour à la case départ en quelque sorte. » Jacques Le Verger perd patience. D’autant que, dans quelques mois, tous ses produits se retrouveront dans les rayons des grandes enseignes de jardinerie. Ce qui n’était pas le cas auparavant. « C’est la Sobac, une entreprise du Sud, qui distribuera nos produits dans toute la France. Une sacrée opportunité pour nous ». Grand absent de cette montée en puissance, le désherbant naturel qui aurait dû faire le bonheur des jardiniers responsables. Joël Labbé, sénateur EELV du Morbihan, suit ce dossier depuis longtemps. « L’analyse que j’en fais, c’est que le lobby des groupes de l’industrie chimique est encore très puissant. Nous avons quand même obtenu, pour les préparations naturelles, que les dossiers soient simplifiés. Un décret va être pris. Les choses avancent. Mais pas assez vite à mon goût. » * Contactée, l’Anses nous a répondu que le dossier déposé était incomplet. Et qu’elle allait le traiter avec un caractère prioritaire dès qu’il sera relancé.

Retrouvez l’article dans son intégralité sur :
© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/france/desherbants-le-naturel-dans-l-impasse-29-10-2015-10829805.php#hGTJjBmY5Xhb48DT.99